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Choisir un écran plat LCD

Comprendre pour mieux choisir
Première publication : 16 juin 2003.
Mise en ligne: 10 mai 2004.
Modifié le : 12 mai 2004.
Par Bazaar
Choisir un écran plat LCD, Écran, , CRT, , LCD, , DVI

Apple ne commercialise plus d’écran à tube cathodique (CRT), si ce n’est en les intégrant aux eMacs. Le marché de l’informatique dans son ensemble semble avoir suivi le même chemin : l’abandon, par le grand public, des écrans cathodiques est une dynamique commerciale incontestable. Acheter un écran plat n’est cependant pas évident tant il existe une multitude de standards qui concernent aussi bien la dalle TFT (l’écran en lui-même) que la connectique utilisée pour brancher l’écran à l’ordinateur.

••• La querelle CRT/LCD •••

-  La querelle des classiques et des modernes

Les écrans LCD, initialement utilisés dans les ordinateurs portables, ont longtemps fait figure de sous-écrans face aux écrans à tubes cathodiques (CRT). Aujourd’hui, si les écrans LCD s’acquiteront sans difficulté de la plupart des activités de l’informatique grand public, les écrans CRT proposent des performances d’affichage généralement supérieure.

Les "partisans" des écrans CRT mettront ainsi en avant la finesse de l’image (avec des pitch inférieurs à 0,29mm autorisant un piqué très fin), la réactivité des tubes cathodiques qui permet d’afficher une image fluide en toute circonstance ou encore le nombre important de résolutions supportées, en particulier des résolutions élevées (de nombreux écrans 17" supportent le 1600x1200, c’est-à-dire une grande quantité de pixels pour afficher une grande surface de travail). Dernier argument de poids contre les écrans LCD : le problème des pixels morts. Les écrans LCD, composés de transistors pour chaque point de l’image (le pixel), sont sujets à la disparition de points à l’écran qui deviennent alors blanc, noir ou rouge. En dessous de sept pixels morts, le fabricant refuse généralement de changer l’écran...

-  L’intérêt du LCD

Les écrans LCD sont, cependant, dotés de qualités plus ou moins évidentes. La plus évidente est, bien entendu, le très faible encombrement des écrans abusivement appelés "plats". Ce n’est pas là le seul atout des écrans LCD qui disposent également d’avancées technologiques importantes (en particulier la connectique DVI dont il est question plus bas). Dernier avantage avancé en particulier par les constructeurs, la fatigue visuelle qui accompagne le travail prolongé sur un ordinateur est bien moins importante avec les écrans plats, puisque l’image est générée par des cristaux liquides rétroéclairés et non par des électrons projetés sur la surface en verre d’un tube cathodique. Au final, le scintillement de l’image est quasiment inexistant : l’image est moins aggressive pour les yeux.

-  Le CRT sur un marché de niche

Les écrans CRT ne sont pas morts ! D’une part, leur coût à l’achat demeure sensiblement inférieur au prix des écrans "plats". D’autre part, ils proposent des avantages qualitatifs qui les rendent indispensables aux professionnels de métier du graphisme : le calibrage des écrans plats, dont la finesse d’affichage n’est que très rarement suffisante pour faire du graphisme avancé, demeure difficile.

Les écrans CRT pourraient bien demeurer au catalogue des constructeurs "au deux bouts" de l’offre :
-  les offres d’entrée de gamme, avec des CRT de qualité moyenne mais à des prix très faibles ;
-  les offres très haut de gamme, avec des écrans livrés avec des sondes de calibration.


••• Les dalles des écrans LCD •••

-  Plusieurs standards pour différents segments de marché

Il existe différents standards de fabrication des dalles des écrans LCD, dont trois sont à retenir. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une guerre de standards mais plutôt d’une segmentation du marché entre entrée, milieu et haut de gamme. Chaque technologie a ses avantages, une seule parvient à cumuler tous les avantages...

En dépit de la technologie retenue, les écrans LCD ont en commun de faire intervenir des cristaux liquides positionnés entre deux plaques de verre. Ce sont des transistors qui déterminent quelle sera la couleur de chaque pixel (1).

-  l’IPS marginal

L’IPS était une technologie prometteuse mais dont les désagréments étaient trop importants pour percer véritablement sur le marché. Développé conjointement par Nec et Hitachi, l’IPS offrait à la fois des noirs très profonds et un excellent angle de vision (dépassant les 160°) qui permettait de visualiser l’image affichée à l’écran quand bien même l’on se trouve sur le côté. Le principal défaut de l’IPS tient au temps de réponse de la dalle, fréquemment supérieur à 50ms. Or, au dessus de 40ms de temps de réponse, l’écran n’est pas capable de produire les 25 images par seconde que capte l’oeil humain et qui lui donne l’illusion d’un mouvement fluide. Aussi, les écrans IPS, dès lors qu’ils sont utilisés en dehors de la bureautique standard présentent une désagréable tendance à la rémanence.

-  Le TN+Film en essor

Si vous consultez les sites de vente en ligne ou si vous vous rendez dans un magasin spécialisé, vous aurez l’occasion de vous rendre compte que la technologie TN+Film domine largement sur l’entrée et le milieu de gamme. Ces dalles présentent l’avantage d’être peu coûteuses à fabriquer et de proposer des temps de réponse fréquemment inférieurs à 30ms. Cela les rend parfaitement apte à une utilisation gourmande en images rapides comme la lecture de films (DVD, Divx) ou les jeux. L’angle de vision, très important lorsque l’on visionne des DVD à plusieurs sur un même écran, est bon (généralement supérieur à 120° en horizontal). Le principal défaut des dalles TN+Films tient à la couleur des pixels morts : devenus blancs, les pixels morts sont alors très visibles.

-  Le MVA roi

Le MVA est la meilleure technologie disponible, mais également la plus coûteuse. Utilisée notamment par Formac, elle présente tous les avantages des précédentes technologies : temps de réponse inférieurs à 30ms, qualité et profondeur des couleurs et excellent angle de vision.


••• La connectique des écrans LCD •••

La diversité de la connectique employée est une autre originalité des écrans LCD. Là encore, les technologies employées déterminent la segmentation du marché ; cependant, les modèles haut de gamme proposent fréquemment une compatibilité transversale, tandis que des adaptateurs sont disponibles (avec d’importantes limites).

-  Le VGA, ou l’héritage des CRT

La connectique la plus répandue est le VGA, c’est-à-dire la connectique analogique issue des écrans CRT. On retrouve le VGA sur tous les ordinateurs récents, et sur tous les écrans commercialisés ou presque (sauf ceux d’Apple... mais des adaptateurs existent). Le défaut principal de la connectique VGA tient au fait que les informations qu’elle transmet doivent être converties en analogique. Or, les écrans plats utilisent des signaux numériques, ce qui nécessite une nouvelle conversion, de l’analogique au numérique cette fois-ci, lorsque le signal vidéo parvient à l’écran. Lors de cette conversion, des distorsions apparaissent nécessairement, ce qui explique pourquoi l’utilisateur doit régler lui-même la géométrie de l’image.

-  Le DVI

La connectique DVI, originellement réservée aux écrans haut de gamme doté de larges diagnoales affichées, s’étend depuis plusieurs mois au milieu et à l’entrée de gamme. Le DVI est une technologie 100% numérique, qui assure donc une transmission optimale des informations vidéos entre l’unité centrale et l’écran. Aussi, l’utilisateur est dispensé des contraignants réglages de géométrie d’affichage.

Le DVI se décline en trois versions :
-  le DVI-A, qui est un "faux" DVI, puisqu’il s’agit d’une version analogique du DVI. Il s’agit du port DVI que l’on obtient en utilisant un adaptateur VGA vers DVI ;
-  le DVI-D, la version la plus courante, uniquement numérique ;
-  le DVI-I, qui équipe certains moniteurs haut de gamme, reprend la base du DVI-D mais y ajoute un connecteur dédié aux signaux analogiques.

-  L’ADC

L’ADC (2) est une technologie développée par Apple et utilisée sur les écrans Apple et Formac. Elle nécessite d’avoir une carte vidéo adaptée (livrée notamment avec les Powermacs G4). L’ADC est une évolution intéressante du DVI : en plus du signal vidéo numérique, l’ADC assure l’alimentation électrique de l’écran ainsi que le support d’un hub USB éventuellement intégré à l’écran. Le bouton d’allumage de l’écran permet également de mettre l’ordinateur sous tension ou de suspendre son activité. Dommage qu’il s’agisse là d’une solution propriétaire peu répandue.

 

Un pixel est un point de l’image

Apple Display Connector

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Auteur : Bazaar
Bio : niourf !
Petit garagiste en chef.
Bazaar
> Choisir un écran plat LCD
Par Emynona le 12 mai 2004 - Menu du forum
 

Merci Baz pour ces explications des plus exhaustives. Je suis sûr de faire le bon choix dorénavant.

 ;)

 
> Choisir un écran plat LCD
Par Emynona le 12 mai 2004 - Menu du forum
 

Juste une petite info en +, les écran LCD de par leurs composants s’économisent avec un fond d’écran ou un économiseur d’écran tirant sur le blanc à contrario des CRT qui "préfèrent" le noir.

vala ;)

 
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